QUI SOMMES-NOUS ?

Médiation animale, zoothérapie, interventions assistées par l’animal (IAA) sont autant d’appellations qui regroupent, sous des formes différentes, le travail destiné aux personnes fragilisées à l’aide d’un médiateur exceptionnel : l’animal.

  • La médiation animale (pour choisir le terme le plus général) est née en Belgique, à Geel, au 9ème siècle, où des animaux assistent des personnes handicapées.
  • Au 18ème siècle, en Angleterre, William Tuke introduit des animaux dont les malades mentaux (très durement traités à l’époque) devront s’occuper. Il observe que les malades se concentrent sur leur travail et sont responsabilisés.
  • Au 19ème, lors de la guerre de Crimée en Turquie, l’anglaise Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, garde une tortue à l’hôpital car elle a observé que la présence des animaux réconforte les blessés et diminue leur anxiété.
  • En 1937, Freud remarque que « les enfants n'ont aucun scrupule à considérer les animaux comme leurs semblables à part entière», et donc s'identifient à eux.

freud

  • En 1953, le psychiatre américain Boris Levinson découvre les possibilitésthérapeutiques du chien un peu par hasard : il reçoit dans son cabinet un enfant autiste refusant toute communication avec le monde extérieur et  oublie que son chien Jingles est présent dans le cabinet. Jingles se dirige vers l’enfant qui commence à lui parler et demande même à revenir le voir. Levinson est le premier à associer le chien à ses séances thérapeutiques.
  • Dans les années ’70, deux psychiatres américaines, Samuel et Elisabeth Corson mènent une étude pilote sur la présence thérapeutique de l’animal auprès de malades mentaux schizophrènes et emploient pour la première fois le terme de « catalyseur social ».
  • Depuis lors, la médiation animale n’a cessé de se développer et se diversifier (notamment en milieu carcéral) et de nombreuses études attestent de ses bienfaits.

Dernière expérience de l’autre côté de l’Atlantique : la zoothérapie avec un bébé phoque électronique qui suscite de nombreuses questions relatives à l’aspect affectif, la responsabilisation de la personne, la sincérité et la spontanéité de la relation, l’interaction, l’incapacité pour une intelligence artificielle de décrypter les émotions…